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5 stratégies efficaces pour ceux et celles qui accompagnent

Une rentrée sans mon ami Olivier

Au début de l’été, mon ami Olivier est mort. Personne ne s’y attendait, personne ne l’avait vu venir. Mes parents me l’ont annoncé après ma partie de baseball, un soir. J’ai pleuré. Nous avons envoyé des fleurs à ses parents et je suis allé au salon funéraire. J’ai pleuré.

Puis, j’ai continué mon été. J’ai fait le reste de mes vacances : une sortie au zoo, une fin de semaine chez mamie, une semaine au chalet et beaucoup de baseball.

 

Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire. Et tout d’un coup, l’absence me frappe.

Olivier et moi, on devait se retrouver en avant de l’école. Mais aujourd’hui, Olivier, il n’est pas là!

Aujourd’hui, je ne vis pas d’excitation, je vis de la tristesse. 

Moi, je vais aller voir où est mon crochet dans le couloir. Olivier, lui, n’aura pas de nouveau crochet. Moi, je vais voir mon nouvel enseignant. Olivier, lui, n’aura pas de nouvel enseignant.

D’habitude, je suis fébrile à l’idée de savoir qui sera dans mon groupe et j’ai hâte à la première récréation pour aller jouer au ballon. Aujourd’hui, je suis triste. Olivier ne fera partie d’aucune classe et ne sera pas là pour jouer au ballon avec moi.

Mon dîner sera plus sérieux qu’avant. Olivier, lui, ne sera pas là pour me faire rire en faisant bouger son yogourt dans sa cuillère.

Dans l’autobus, je serai assis seul. Olivier n’embarquera pas à la dernière minute parce qu’il a encore oublié sa boîte à lunch.

Aujourd’hui, je vois tous les moments où Olivier n’est pas là; tous les moments où Olivier ne sera plus jamais là.

 

Cette année, plusieurs jeunes vont vivre leur rentrée sans leur ami Olivier.

Que le décès ait été subit ou qu’ils aient pu s’y préparer, qu’il soit arrivé il y a quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années, la rentrée peut rendre l’absence à nouveau bien réelle. Un jeune qui semblait aller bien pendant l’été peut vivre cette journée tout autrement lorsque ses repères du quotidien changent et lui rappellent l’absence de son ami.

Comme parent ou comme adulte significatif, vous vous sentirez peut-être impuissant face aux émotions qui se présenteront. Vous ne pourrez pas faire disparaître l’absence ni enlever la peine. Mais vous pouvez être là.

 

Prendre le temps d’ouvrir la discussion. Écouter, vraiment. Accueillir et normaliser ce que le jeune ressent, même si le décès remonte à plusieurs mois ou plusieurs années. Le réconforter et, parfois, simplement le prendre dans vos bras jusqu’à ce qu’il n’en ressente plus le besoin, sans rien dire.

Ces gestes peuvent l’aider à déposer un peu toutes ces petites déceptions vécues au cours de sa journée et lui apporter un peu d’apaisement.

Parce qu’à son rythme, il apprendra à vivre avec l’absence de son ami Olivier.