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10 septembre : Journée mondiale de la prévention du suicide

Le 10 septembre est la journée mondiale de la prévention du suicide. Chaque jour, environ
trois Québécois mettent fin à leurs jours. Malgré ces chiffres, le suicide reste l’un des plus grands
tabous de notre société. Ceci reste une statistique : pour moi, elle représente mon père et mon grand-père. Pour d’autres, ce sont des amis.

Le suicide est étroitement lié à un autre sujet tabou : la santé mentale. Selon moi, lorsqu’une personne décide de se suicider, c’est qu’elle ne voyait plus d’issu à sa situation. Cependant, c’est important de se rappeler qu’il y a toujours une autre option et que des ressources existent.

La partie la plus difficile du suicide n’est pas pour la personne qui fait l’acte, mais pour ses
proches. Ces derniers sont laissés avec une multitude de questions sans réponse. Ils peuvent
ressentir une grande culpabilité (pourquoi je ne l’ai pas remarqué / est-ce à cause de moi que la personne s’est suicidée?)

Pour moi, le choc et même le déni dans un deuil ont été plus présents puisque la situation était
subite. La réalité est difficile à accepter : une personne que j’aime a pensé qu’il serait mieux de
mourir que de vivre. Ce constat peut mener à une extrême tristesse. Il est également possible
de ressentir de la colère : comment une personne que j’aimais autant a pu commettre un tel
geste? J’ai vécu toutes ces émotions à différents moments de ma vie. Peu importe les émotions
ressenties, elles sont toutes valides.

La journée mondiale de la prévention du suicide est importante puisqu’elle encourage le sujet à être
abordé au moins une fois par année. Il est important de continuer de faire de la prévention en
santé mentale et de reconnaître les signes avant-coureurs du suicide chez les autres et nous-
même (sentiment d’être inutile, de n’avoir aucune valeur, penser que personne nous aime, ne
plus voir de côté positif à la vie, envie de mutilation, penser à la mort, plan de suicide, etc.)

Si je n’avais pas vécu le suicide d’aussi près, c’est peut-être moi qui ne serais pas là aujourd’hui.
Je vous encourage à aller chercher de l’aide. Le suicide, ça se prévient.

Merci à Josée Masson et à Deuil-Jeunesse pour leur soutien durant toutes ces années!

– Roxane

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