Et si on arrêtait de dire “Mes sympathies”
Chaque jour, des personnes en deuil reçoivent des dizaines de messages contenant les mêmes mots : « Mes sympathies. » Une formule courte, polie, bien intentionnée… mais qui sonne souvent creuse.
Soyons honnêtes : quand on vit le décès d’un être cher, ces deux petits mots suffisent rarement à apporter du réconfort. Ils sont devenus un réflexe, une phrase automatique qu’on écrit sans trop réfléchir. Un peu comme ces « Bonne fête! » copiés-collés sur Facebook, alors qu’on se souvient surtout du message personnalisé qui nous a touché.
Mais alors, que peut-on dire à la place? Comment exprimer sincèrement notre présence à quelqu’un qui souffre?
Des mots qui réchauffent, pas qui remplissent un vide
Le deuil est une période où l’on a besoin de sentir qu’on n’est pas seul. Pas avec une phrase générique, mais avec des mots qui montrent qu’on se soucie vraiment de la personne. Voici quelques idées toutes simples :
« Je pense à toi très fort. »
« Je suis là si tu veux en parler. »
« Je n’ai peut-être pas les mots parfaits, mais je veux que tu saches que je suis là pour toi. »
Ce ne sont pas les formules qui comptent, mais l’intention derrière. Oser parler de la personne décédée, partager un souvenir, offrir une vraie présence… voilà ce qui fait une différence.
Passer de la parole aux actions
Parce que parfois, les mots ne suffisent pas, on peut aussi montrer son soutien autrement :
- Envoyer une petite attention (un repas, une plante, une lettre écrite à la main).
- Offrir un moment ensemble, sans pression : une marche, un café, juste être là.
- Se souvenir des dates importantes (anniversaire du décès, fêtes, moments difficiles).
- Dire le nom de la personne décédée, lui redonner une place dans les conversations.
Parce qu’en fin de compte, ce qui reste, ce sont les mots sincères, les gestes d’amour, la présence bienveillante.
Alors, la prochaine fois que vous voudrez soutenir quelqu’un qui vit un deuil, demandez-vous : “Comment puis-je vraiment lui apporter du réconfort?”
Josée Masson
Fondatrice et directrice générale Deuil-Jeunesse
